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Meurtre au Ritz, Michèle Barrière, Livre de poche, Policier, 2013

Tout de go ! J’aime Michèle Barrière. J’aime cette femme pleine d’énergie dont l’esprit roule à 100 milles à l’heure !!

 Son dernier polar toujours dans ce créneau qu’elle manie avec grand art, l’histoire culinaire française revisitée à travers quelques noms accrocheurs !

Cette fois-ci, un couple qui a traversé l’histoire : Auguste Escoffier / César Ritz.

 Ainsi, César Ritz et son ami dédié, l’illustre chef Auguste Escoffier se préparent fébrilement à l’ouverture d’un nouveau restaurant très attendu des richissimes parisiens.

À quelques jours de l’inauguration, on retrouve dans la chambre froide, suspendu aux crocs de bouchers, le cadavre d’une jeune femme – Juliette la sœur d’un anarchiste. L’enquête est confiée au neveu d’Escoffier, jeune journaliste culinaire au magazine Pot-au-feu dirigé par Philéas Gilbert, dont la fiancée féministe, issue de famille aristocrate sera partie prenante de l’enquête qui nous révélera un monde sans scrupule où s’affrontent anarchistes, ultranationalistes et antisémites.

 L’authenticité, la singularité et la diffusion de la cuisine nationale de chaque pays revendiquées par les anarchistes seront au cœur de l’intrigue. « Nous avons reçu une lettre de menaces tout comme le Savoy de Londres, le Sacher de Vienne, le Grand Hôtel des Thermes à Salsomaggiorre, le Kaiserhof à Wiebaden» (p. 175). La grande histoire de l’hôtellerie de luxe, finalement !

 Des personnages et des noms qui ont traversé l’histoire française : Dreyfus, Jaurès et Zola …  Michèle Barrière nous offre le luxe de revisiter une citation gargantuesque du fameux Ventre de Paris, de Zola, le contemporain de cette intrigue.

 

« Il songea que nul mieux que Zola n’avait pu décrire l’abondance et la splendeur. Il se remémora le passage du Ventre de Paris où la belle Lisa disposait « dans des plats de porcelaine blanche, les saucissons d’Arles et de Lyon entamés, les langues et les morceaux de petit salé cuits à l’eau, la tête de cochon noyée de gelée, un pot de rillettes ouvert et une boîte de sardines dont le métal crevé montrait un lac d’huile; puis, à droite et à gauche, sur des planches, des pains de fromage d’Italie et de fromage de cochon, un jambon ordinaire d’un rose pâle, un jambon d’York à la chair saignante sous une large bande de graisse. Et il y avait encore des plats ronds et ovales, les plats de la langue fourrée, de la galantine truffée, de la hure aux pistaches; tandis que, tout près d’elle, sous sa main, étaient le veau piqué, le pâté de foie, le pâté de lièvre, dans des terrines jaunes. » (p. 102)

 Une intrigue captivante ! Une histoire intrigante !

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